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L’huile de palme : ses impacts réels sur notre état de santé ?

L’huile de palme fait partie des produits les plus utilisés dans toutes les cuisines à travers le monde. Omniprésent dans le marché agroalimentaire mondial, l’huile de palme envahit également toutes les nourritures transformées. Cependant, le débat autour de sa forte présence dans presque toutes les préparations fait de plus en plus rage. Ainsi, de nombreux consommateurs s’interrogent sur les dangers que l’huile de palme représente sur la santé de l’homme et plus généralement sur ses impacts négatifs sur la Planète.

 

Ces dernières années, de nombreuses théories soutiennent que l’huile de palme est un produit nocif, à la fois, pour l’organisme et l’environnement dans son ensemble. Pourtant, d’après un rapport officiel de l’organisme non gouvernemental, WWF, environ 80% de la production mondiale sont destinés à la consommation de masse. Et les 20% restants sont exploités dans le domaine cosmétique.

Si l’huile de palme constitue-t-il réellement un vrai danger pour la santé, comment expliquer donc sa forte présence sur la chaîne alimentaire dans le monde ? Sa consommation par les enfants présenterait-il les mêmes risques ? Le point à travers cet article.

Où trouve-t-on essentiellement l’huile de palme ?

Produit très prisé des industries agro-alimentaires, l’huile de palme est retrouvée presque partout notamment dans beaucoup d’aliments que l’on consomme au quotidien entre autres les gâteaux, les glaces, les margarines, la sauce béchamel, les céréales, les pâtes à tartiner de Nutella voire de Ferrero…Sans compter dans les nombreuses marques de biscuits industriels.

S’il a été auparavant désignée uniquement par la qualification d’« huile végétale », la législation se veut dorénavant plus intransigeant au point qu’elle impose à ce que la mention « huile de palme» ou encore «graisse de palme» voire « huile de palm » ou tout simplement « palme » soit inscrite parmi les ingrédients de l’emballage du produit concerné.

Pourquoi l’huile de palme se retrouve-t-elle presque un peu partout ?

C’est en effet au courant de l’année 2001 que l’huile de palme a fait son entrée sur le marché européen en tant que solution de rechange des acides gras trans tant craint, alertés depuis les années 1980 par les nutritionnistes.

Bien avant cela, c’est plutôt dans les produits diététiques ou biologiques que l’on retrouvait cette huile qualifiée de «bonne graisse». Si la majorité des industriels la plébiscite autant, c’est essentiellement pour sa forte teneur en acides gras saturés (50 %). Sans compter qu’elle donne une texture à la fois onctueuse et croustillante à vos gâteaux, chips ou encore aux pâtes à tartiner.

Et pourtant, l’on dit que les graisses saturées sont pas recommandées pour la santé. Qu’en est-il de sa véracité ?

L’huile de palme serait-elle mauvaise pour la santé ? Favoriseraient-elles les pathologies cardiovasculaires ?

A l’état pur et naturel, l’huile de palme n’est composée, outre les 50% d’acides gras saturées, d’aucun acide gras trans. Contrairement à ceux qui pèsent sur le LDL définissant ainsi le bon du mauvais cholestérol. D’où l’émergence de ce qu’on appelle les facteurs de risques cardiovasculaires ( diabète, tabac, hypertension artérielle, obésité, alcoolisme, hypercholestérolémie)

Toutefois, les graisses dites saturées ne sont pas sans conséquence sur notre état de santé. Ceux constituant l’huile de palme se révèlent plus dangereux que d’autres à une seule condition : lorsqu’on en consomme abusivement.

Cette législation qui régit la fabrication de l’huile de palme.

Selon les recommandations de l’Anses (agence nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), les acides gras saturés ne doivent surtout pas dépasser 12% de l’apport énergétique total nécessaire à un adulte.

Ils doivent figurés entre 45 à 50 % chez la population âgée entre 6 mois à 3 ans contre 35 à 40% pour les enfants âgés au-delà de 3 ans. En moyenne, la part des acides gras saturées ne doivent en effet représenter que dans les 10% seulement des apports totaux.

Ainsi pour éviter une consommation excessive, faites attention à ce que vous mettez dans vos assiettes. Éviter surtout de consommer les denrées transformées à l’instar des chips. Pourquoi ? C’est tout simplement parce que les chips ne possèdent aucun réel intérêt nutritionnel malgré sa richesse en huile de palme.

Comme indiqué par le WWF, l’huile de palme représente à elle seule 38% de l’ensemble des huiles végétales les plus vendues et consommées sur la Planète. Sa production est sans dire très nocive et va, par conséquent, à l’encontre de la préservation de l’environnement.

Doit-on bannir l’huile de palme de notre alimentation ?

Bannir complètement l’huile de palme de notre habitude alimentaire serait peut-être la seule alternative pour espérer la réduction de son impact sur l’environnement. Or, cela favoriserait cependant d’avoir encore une fois recours aux acides gras trans. Ces derniers qui s’avèrent très nocifs pour l’organisme.

D’où la mise en place en 2004 d’une certification RSPO (en quelque sorte une table ronde sur l’huile de palme durable). Une certification visant à protéger l’environnement et au passage, à assurer une rémunération équitable aux différents travailleurs locaux.

Chez les enfants tout comme chez les adultes, l’organisme affiche un fort besoin ponctuel en matière de graisses saturées. En effet, elles sont primordiales pour la santé physique.

Si de nombreux nutritionnistes recommandent les acides gras insaturés, ceux qui sont plus adaptés à la constitution de l’organisme humain, bannir de façon irréversible les graisses qui ont une propriété insaturée demeure impensable.

Certains spécialistes suggèrent une consommation raisonnable, suivant une échelle de mesure bien stricte. C’est d’ailleurs le secret du fameux équilibre en alimentation.

En ce qui concerne les enfants qui apprécient fortement les aliments transformés, contenant dans la majorité des cas de l’huile de palme, mieux vaux les habituer à adopter une alimentation saine et diversifiée.

Même si l’huile de palme ne représente aucun réel danger, varier les apports en lipides reste tout de même très bénéfique pour la santé en utilisant l’huile de colza, de noix, d’olive, de tournesol et bien d’autres. Sur le plan pratique, le pain de mie peut être remplacé par un simple pain constitué à partir du levain.